Fantastique·Horreur

Le Monstrologue T.1 – Rick Yancey

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Auteur : Rick Yancey

Genre : Horreur, Fantastique

Pages : 458

Collection R

 

 

— Résumé —

« Voici les secrets que j’ai gardés. La confiance que je n’ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd’hui plus de quatre-vingt-dix ans qu’est mort celui qui m’a accordé sa confiance, celui dont j’ai conservé les secrets. Celui qui m’a sauvé… et aussi condamné. » Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d’un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s’est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu’une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au cœur de l’horreur…

 

— Ma Note —

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— Avis —

Les avis concernant ce livre ne sont pas très fameux. Presque tous ceux que j’ai pu lire jusqu’à présent sont négatifs, et absolument aucun ne cris au coup de cœur. Pour ma part, j’ai plutôt bien aimé ma lecture. Je n’avais encore jamais lu de roman d’horreur, c’est d’ailleurs principalement pour ça que j’ai acheté le monstrologue : pour me faire peur. (Je lis du Stephen King, me direz vous, mais dans cette histoire il est question de monstres et de paranormal, ce qui reste donc assez éloigné du « style » de King). Et bien vous savez quoi ? Je recommencerais !

L’intrigue avait à peine commencé que j’avais le ventre noué, curieuse de savoir ce que l’histoire me réservait, mais en même temps angoissée de ce que je pourrais lire…En fait, la plume de l’auteur s’accordait parfaitement avec l’ambiance du récit, ce qui a créé une tension tout le long de ma lecture et m’a noué les tripes !


Il ne devait pas être plaisant pour un homme comme le commissaire, à l’expérience limitée et de nature sensible, d’être confrontée à la sauvagerie moqueuse des Anthropophagi, qui tournait en ridicule toutes nos aspirations humaines, nos absurdes et grandioses ambitions, notre orgueil toujours plus fort.


L’histoire dispose, selon moi, de beaucoup de potentiel. Tout est travaillé, décortiqué, et bien imaginé. J’ai adoré en apprendre toujours plus concernant la créature du roman. C’est juste dommage qu’on ne nous en présente qu’une : j’aurais adoré que l’auteur nous présente d’autres monstres, ce qui aurait certainement satisfait ma curiosité. Alors bien sûr, je vous préviens : certaines descriptions sont très…descriptives. cependant, je ne dirais pas aux âmes sensibles de s’abstenir de lire ce roman, puisque je ne l’ai pas trouvé si horrible qu’on le prétend. Donc n’ayez craintes, vous pouvez le lire sans perdre connaissance. S’il y a un défaut que je donnerais, ce serait la présence inutile de beaucoup de longueurs ainsi que de nombreuses descriptions sans importance. Tout cela ralenti énormément le rythme de l’histoire et à tendance à m’ennuyer plus qu’autre chose.


« Le premier objet qu’il retira du bagage poussiéreux était une tête humaine, momifiée et désormais de la taille d’une orange, la peau ayant viré à la couleur de la mélasse. Les yeux étaient fermés. La bouche, sans dents, était ouverte en un cri silencieux. Le docteur Warthrop mit ce crâne de côté sans y jeter un regard. Me sentant proche, il leva les yeux vers moi, et quelque chose dans mon expression effrayée dut l’amuser, car un léger sourire éclaira soudain son visage.
– Mon père, dit-il.
En entendant cette confession, mon intérêt morbide se transforma aussitôt en désarroi horrifié. Je savais que le docteur était un homme étrange, mais là, on était au-delà de l’anormal et du bizarre. Quel genre d’homme conserve sous l’escalier de sa cave la tête réduite de son propre père ?
Le docteur remarqua ma réaction et sourit de nouveau.
– Pas la tête de mon père, Will Henry ! C’est une curiosité qu’il a rapportée de l’un de ses voyages. »

Pour ce qui est des personnages, je ne me suis pas spécialement attachée à eux. Sur les chroniques que j’ai pu lire, beaucoup de plaignaient du fait que Will Henry, l’assistant de Warthrop, obéisse aux ordres du docteur sans poser aucune question, sans chercher à se rebeller ni à plaider sa cause. Ces personnes là ont certainement dû oublier l’âge de ce garçon : 12 ans. Will n’a que 12 ans, ce qui, je trouve, excuse sans problème son comportement. Quand au Monstrologue, je ne l’ai pas beaucoup aimé, mais c’est normal puisque Rick Yancey a tout fait pour que Pellinore soit un personnage détestable – même si à certains moments j’ai ressentie une pointe d’attachement à son égard -.

En conclusion, je m’attendais à moins aimer ma lecture, après tous ces avis négatifs que j’ai lu. L’histoire est bien organisée, bien que certains passages m’aient été incompréhensibles, et les personnages auraient du être plus travaillés à mon goût. En tout cas, je ne regrette pas de m’être procurée ce livre puisqu’il est très différent de ce que j’ai l’habitude de lire, ce qui m’a fait sortir de ma zone de confort. Je ne suis pas déçue de ce genre d’épouvante que je viens tout juste de découvrir, et pourquoi pas lire le tome 2 lorsqu’il sortira en français ?

 


 

Prochaine Lecture : Le Meilleur des Mondes – Aldous Huxley

3 commentaires sur “Le Monstrologue T.1 – Rick Yancey

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